Bajirao-Mastani, une romance indienne épique par Sanjay Leela Bhansali

Vous avez aimé Devdas, de Sanjay Leela Bhansali, avec Shah Rukh Khan et Aiswarya Rai ? Vous allez adorer Bajirao-Mastani, du même réalisateur, qui ressort en salles le 25 juillet !

Fans des romances épiques et des fresques historiques indiennes, loin des clichés trop souvent véhiculés par « les films Bollywood », Bajirao-Mastani est un film magnifique dans lequel se mêlent émotions, aventure et démesure !

Les personnages ont réellement existé mais le réalisateur a volontairement romancé l’histoire pour l’adapter au cinéma. Avec 18 millions d’euros, Bajirao-Mastani est l’un des films indiens les plus chers de l’histoire et il a fallu 13 ans pour arriver à le réaliser !

Le film a déjà rencontré un franc succès : 14 nominations aux 61è Filmfare Awards en 2016 (l’équivalent des Oscars en Inde) et a remporté 9 prix, dont celui du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Ranveer Singh et meilleure actrice dans un second rôle pour Priyanka Chopra.

L’histoire

Au début du 18e siècle, le jeune et brillant Bajirao (Ranveer Singh) est choisi par son roi pour être Général ou Peshwa, de leur royaume marathe. Marié à la dévouée Kashi (Priyanka Chopra, élue Miss Monde en l’an 2000 et dit-on, l’une des meilleures amies de Meghan Markle), Bajirao réussit toutes ses campagnes et agrandit petit à petit le territoire de son roi, imposant la religion hindoue sur les anciennes terres des Moghols musulmans.

Alors qu’il s’engage sur une nouvelle conquête militaire, la princesse Mastani du Bundelkhand (Deepika Padukone, égérie de L’Oréal Paris) vient lui demander de l’aide pour secourir son royaume attaqué par l’ennemi. Intrigué par les talents guerriers et le courage de la princesse, Bajirao répond à son appel au secours et sauve son royaume.

Son interaction avec Mastani sur le champ de bataille scelle leurs destins puisqu’ils tombent profondément amoureux l’un de l’autre. Avant de repartir pour la ville de Pune où il vit, Bajirao offre sa dague à Mastani, ignorant que selon la coutume du Bundelkhand, une jeune femme qui accepte la dague d’un homme est considérée comme son épouse.

Déterminée à revoir son amour et à occuper sa place d’épouse, Mastani part à Pune pour retrouver Bajirao. Mais Mastani est musulmane par sa mère, bien qu’elle prie aussi les dieux hindous. Sa religion lui vaut le mépris et le rejet immédiat de Radhabai (Tanvi Azmi), la mère de Bajirao.

Pour humilier la jeune femme, Radhabai cache sa présence à son fils et l’envoie s’installer dans le quartier des courtisanes avant de la faire danser devant l’aristocratie locale. Mastani n’a pas l’intention de plier devant de telles humiliations, confiante de la réciprocité des sentiments de Bajirao.

Face aux conventions sociales et à la haine religieuse, l’amour que lui porte Bajirao suffira-t-il à la faire accepter par son entourage comme seconde épouse légitime ? Telle est la question centrale qui fonde l’intrigue de cette romance indienne.

Un film éblouissant et saisissant !

Cette fresque épique et historique, qui retrace l’histoire d’amour tragique d’un guerrier de légende, rythmée par des complots militaires, politiques et des scènes de conquête, m’a réellement enthousiasmée.

Les personnages sont aussi touchants qu’attachants. Bajirao est le véritable héros de cette intrigue amoureuse et la manière dont il se bat pour faire accepter Mastani par la société est particulièrement émouvante.

Le personnage de Mastani est particulièrement bien interprété par Deepika Padukone : douée dans les arts de la guerre, elle accompagne Bajirao dans ses campagnes militaires et combat avec courage à ses côtés. Elle maîtrise l’usage de la lance et de l’épée, est une cavalière accomplie, autant qu’une danseuse et une chanteuse de talent.

Au-delà de son amour éperdu pour Bajirao, j’ai apprécié qu’elle conserve les traits de caractère de ce personnage historique : une femme courageuse, audacieuse, déterminée à suivre les élans de son coeur et qui reste digne malgré les dures épreuves qu’elle traverse.

L’esthétisme du film est particulièrement soignée, avec des décors au faste incroyable (dont une scène tournée au Fort d’Amber à Jaipur, que j’ai visité lors de mon voyage en Inde ), une jolie lumière dorée qui met en valeur la beauté des femmes indiennes, et aussi des costumes hautement scintillants et des paysages grandioses.

Ce grand raffinement visuel frôle quand même à certains moments la démesure alors qu’on aurait apprécié plus d’intimité et de simplicité pour renforcer la sensualité et l’émotion des scènes mais c’est une approche classique du cinéma indien et ça m’enlève rien à l’intensité du film.

Les danses traditionnelles sur fond de musique indienne, toutes plus entraînantes les unes que les autres, sont quant à elles, parfaitement chorégraphiées et exécutées avec grâce et élégance.

Après la découverte de ce film que je vous invite vivement à aller voir au cinéma dès le 25 juillet, j’ai repensé avec une nostalgie à mon voyage en Inde du Nord, au Rajasthan, en mai 2008…il y a déjà 10 ans !

Il fait partie de ceux qui m’ont le plus marquée. Je ne résiste pas au plaisir de partager ici avec vous quelques photos.

Je vous recommande aussi Sous un ciel de marbre de John Shors, une passionnante et envoûtante histoire indienne qui retrace la grande saga du Taj Mahal racontée par la princesse Jahanara, fille de l’empereur Shah Jahan qui fit édifier au XVIIème siècle à Agra en Inde, le splendide mausolée de marbre écarlate, en souvenir de Mumtaz Mahal, son épouse adorée morte en couches.

Namaste

Princess Zaza

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