Samuel M, The Voice : « Je suis fasciné par le fait qu’il soit possible de changer le monde en écrivant, en étant artiste. »

Ce soir, c’est un jeune parisien au style solaire, à la personnalité éclatante de gentillesse et à la voix débordante d’émotions que j’ai voulu que vous découvriez juste après l’avoir vu dans The Voice.

Diffusé sur TF1 il y a à peine quelques minutes, Mon Paris Joli vous livre en exclusivité une interview de Samuel M. !

Et, mais, Samuel, t’as l’air de bonne humeur et hyper solaire… !
Samuel  M.: Dans la vie, je fonctionne selon le temps, mes humeurs et l’énergie des autres. Je peux passer de l’extrême joyeux à l’extrême triste. Je suis sur l’instant T. Ce qui contrebalance parfaitement avec la chanson  « Clown » ! Je suis torturé quand je chante cette chanson. Alors que dans la vie…

Pourquoi avoir choisi la chanson « Clown », de Soprano ? 
Samuel  M.: J’ai joué en Italie où j’ai fait une tournée pendant 3 mois. Il y avait cette chanson, que je ne connaissais pas. J’ai dû la chanter 123 fois et je me le suis appropriée jusqu’au moment de The Voice où j’ai fait de ce titre MA chanson, ne serait-ce que par l’instrumental. En fait, c’est un morceau que j’ai mis de côté et que j’ai ressorti pour les auditions de The Voice : c’était l’évidence.

D’ailleurs, quelles ont été tes inspirations pour interpréter cette chanson à TA façon ? 
Samuel  M.:Tu vas rire, mais les inspirations sont totalement aux antipodes l’une de l’autre. D’abord, il y a le rappeur Yousoupha qui m’a inspiré. J’aime beaucoup sa chanson « L’enfer, c’est les autres » ! Il y fait une conclusion simple, évidente, mais pas des moindres : Yousoupha dit qu’il devrait se regarder lui-même avant de juger les autres… On est tous l’enfer d’un autre !

Et là, c’est plus surprenant, mais c’est « Comme d’habitude » de Claude François : la même histoire, et puis, c’est LA vie quoi !

Ton univers musical, en 3 mots et pas un de plus ? 
Samuel  M.: Univers En Création.

Généralement, on demande 3 mots pour être clair et concis… Mais là, c’est un peu flou. Tu m’expliques ? 
Samuel  M.: Je ne peux pas définir mon univers encore. Je suis inspiré par pleins de choses… Par le monde…: je veux retranscrire un langage universel, voir à travers les choses, faire comprendre les images et des métaphores.

Quand j’étais au lycée, quand on étudiait des textes de Baudelaire et Rimbaud, j’ai toujours été touché. Je suis fasciné par le fait qu’il soit possible de changer le monde en écrivant, en étant artiste. On est tout petit, alors si on se fait entendre une fois de façon originale, c’est déjà grand.

© Claude Pocobene

T’as ressenti quoi, quand Mika, M Pokora, Florent Pagny se sont retournés ?
Samuel  M.: C’est pas comme quand tu regardes à la TV, il n’y a pas de bruit de buzzer. J’ai juste vu la lumière quand le siège se retourne. C’est incroyable ! Quand tu chantes, tu es dans ton monde, tu te rends pas vraiment compte, tu réalises pas, tu n’as pas le temps. Mais une fois qu’un siège se retourne, tu n’essaies plus de convaincre, tu chantes pour le coach.

Pourquoi Mika ? 
Samuel  M.: Quand il s’est retourné, il y a directement eu un lien… Mika a aimé ce que j’ai fait sur le moment, alors que M Pokora m’a « identifié à un porte-clefs qui peut ouvrir pleins de portes ». Mika a juste aimé ma voix, il était là, sur le moment, il vivait l’instant présent…

© Shine France

Tu penses que tu as tes chances de devenir The Voice ? 
Samuel  M.: Le niveau est très haut, il y a des supers chanteurs ! La carte que je pourrais jouer, c’est celle de l’interprétation, plus que de la performance vocale. Il va s’agir d’instant T, de ce qui va se dégager au moment où je vais chanter !

Une rencontre qui a changé ta vie musicalement ? 
Samuel  M.: Bruno Berberes, directeur de casting. Drole d’histoire d’ailleurs ! Je venais d’être déçu de moi par une répétition que je faisais à l’AICOM, je m’apprêtais à sortir, je n’avais pas de feu, et j’ai vu Bruno. Je lui demande, et là, il a commencé à me parler. J’ai dû chanter devant lui le jour même, j’avais 30 minutes pour me préparer. En fait, cette histoire, c’est l’histoire d’un briquet…

Ah, tu es étudiant à l’AICOM ? 
Samuel  M.: Au moment où j’ai quitté à la fac de cinéma, après avoir obtenu mon BTS Audiovisuel, j’avais envie d’être réalisateur, et surtout, d’être un bon écrivain (j’ai fait un Bac S). Au bout de 3 mois, j’ai été déçu par leur vision du cinéma. Et du coup, j’ai décidé de m’aventurer vers mon autre passion qui était la musique.

À travers un site de casting, je suis arrivé à l’AICOM pour tenter de remporter des cours de chant gratuitement (Concours Elite, organisé chaque année dans toute la France).  Et le plus drôle, c’est seulement après que j’ai vu que c’était une école de comédie musicale ! Ça a commencé comme ça : le chant une fois par semaine s’est transformé en 9h par semaine, et maintenant, je suis la formation à temps plein en deuxième année !

À l’instar de Gwendall, ancien élève de l’AICOM qu’on retrouve dans Saturday Night Fever, tu vises aussi les comédies musicales ? Ou tu es plutôt carrière solo ? 
Samuel  M.: Une carrière solo, sachant qu’aujourd’hui, le monde de la comédie musicale est composé de personnalités artistiques capables de partager leur monde avec d’autres dans un spectacle unique.

En plus de ton talent, tu as un style qui t’est propre…
Samuel  M.: Mes cheveux, c’est MOI. J’ai toujours voulu les avoir longs, mes parents ne voulaient pas. Ça a été une façon de me démarquer quand je les ai laissés pousser ! Comme si j’avais quitté le camp militaire, fini avec  l’éducation…. Mes cheveux, c’est une forme d’art !

Je suis très influencé par mes 3 frères, dans tout ce que je suis. J’aime beaucoup ASOS, et les marques londoniennes en général. Ma copine m’influence énormément aussi !

En parlant de ta copine, on a pu voir son style, qui lui est propre aussi. Vous avez des passions en commun ? 
Samuel  M.: On partage la même passion pour la musique, le chant, le spectacle en général !

Toi qui a vécu à Reims, à Lille et à Paris, une bonne adresse dans chaque ville à nous recommander ? 
Samuel  M.:À Reims, je vais souvent Chez Louise. Une crêperie que ma copine et moi adorons !

À Lille, j’aime le Dandy. Il est interdit de dire des gros mots à l’interieur ! Tel un Dandy british, tu dois bien te comporter….

Si dans Paris, tu étais…

Un monument ?   Le Sacré Cœur.
Une station de métro ? Arts et Métiers.
Un endroit public ?  Les Buttes-Chaumont
Un endroit privé ? Mon toit.

© Claude Pocobene

Le Dernier Quiz : 

Le dernier morceau écouté : La musique du thème de Harry Potter !

La dernière photo qui est dans ton téléphone et que tu adores : Celle d’un petit chien que je viens de voir dans la rue et qui était trop mignon !

Un moment que tu regrettes de ne pas avoir capturé : Londres la nuit, avec les lumières et l’ambiance paisibles la traversée de la Tamise par le pont… J’aurais aimé immortaliser le moment.

Le dernier voyage que tu as fait : Londres, avec des amis ! Ce que j’adore là-bas, c’est le respect que les gens se témoignent, et leur façon de communiquer qui est beaucoup plus évoluée avec les autres, par rapport à la musique, tout !  Les anglais sont au-dessus de nous, par rapport à l’art, à l’expression…

La dernière personne a qui tu as dit je t’aime : Amaya, ma copine !

Le mot de la fin : 
Samuel  M.: The Voice m’aura ouvert une porte sur moi-même considérable ! C’est davantage un apprentissage sur soi, plutôt qu’un simple show.  Merci à vous de me lire et de prendre le temps de m’entendre et surtout, de m’écouter !

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Samir

 

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