Portrait de Gamer #39 @WireJess

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Et hop c’est parti pour un nouveau numéro de Portrait de Gamer avec Jessica Iragne, aka @WireJess rencontrée grâce à Twitter 🙂 Une interview remplie de passion qui a du punch ! C’est parti !

D’où vient ton intérêt pour le jeu video ?
JI : Tout a commencé à cause de mes cousins/cousines chez qui j’allais jouer à l’Atari 2600. Je passais des heures sur Space Invaders avec eux, mais vu que j’étais la plus jeune on ne me laissait pas trop toucher le joystick… Puis est arrivé le moment où mon père a eu la bonne idée d’acheter une NES à sa sortie, avec le fameux Mario Bros.

Je devais avoir 2 ans et je passais mon temps à avancer -> tomber dans le 1er trou -> avancer -> tomber dans le 1er trou… à l’infini. Je me souviens que j’avais pleuré parce que mon cerveau avait du mal à comprendre qu’il fallait que j’appuie sur une touche pour sauter.

Une fois le processus acquis, c’était fini, je ne lâchais plus la manette et je ne clignais plus des yeux. La NES restera à jamais pour moi ma console de cœur, celle qui m’a tout appris.

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Quel a été ton premier coup de coeur pour un jeu vidéo ?
JI : Hum, c’est assez compliqué comme question. J’ai eu beaucoup trop de coups de cœur… Je dirais peut-être le premier Zelda sur NES, que j’ai saigné comme jamais. Je trouvais ce jeu incroyable, et aujourd’hui encore j’y rejoue avec plaisir.

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Et cette musique, cette musiiiiique <3

Et ton meilleur souvenir de jeu vidéo ?
JI : La série des Tomb Raider (enfin du premier au troisième pour être plus précise). Ces jeux m’ont suivie tout au long de mon adolescence et j’en garde un souvenir incroyable. Combien de journées et soirées passées à essayer d’avancer et de résoudre ces foutues énigmes… C’est avec honte que j’avoue d’ailleurs avoir plusieurs fois appeler le numéro en 08 qui coûtait une blinde, pour trouver la solution. 4 heures d’attente et 800 francs plus tard,  je tombais sur une dame qui me disait au ralenti avec une voix de robot : « sautez sur la corniche. Faites un 3/4 de tour. Tirez le levier qui ouvrira la porte de la 3ème salle du temple. Appuyez sur 2 pour écouter la suite… »

D’ailleurs il m’est arrivé un truc assez stupide dans le 2ème ou 3ème épisode, je ne sais plus, mais je me souviens que l’on pouvait sauvegarder à tout moment sans aucune limite. Après m’être faite racketter par je ne sais quel animal ou mec mal intentionné à plusieurs reprises, j’avais pris la mauvaise habitude de sauvegarder toutes les 2 minutes, « au cas ou ». Sauf qu’une fois,  j’avais eu la bonne idée d’activer un levier qui éteignait les flammes, de me mettre au milieu et de … sauvegarder. Sauf que bien évidemment, le feu s’est rallumé entre temps et je me suis donc retrouvée prise au piège, entre deux feux, à jamais. J’ai été obligée de recommencer tout depuis le début… et autant vous dire que ça m’a bien saoulé. Ça me fait rire maintenant mais sur le moment j’ai cru mourir 🙂

Autre souvenir de jeu vidéo qui reste pour moi un grand moment : les CD de démos qui étaient présents dans Playstation Magazine. Je passais des heures dessus, à jouer à des versions d’essaie qui ne duraient que quelques minutes et à des jeux Net Yaroze. C’était le bonheur ultime.

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Comment en es tu arrivé à en faire ton métier ?
JI :Tout simplement grâce à Twitter 🙂 Alors que j’étais étudiante et en pleine reconversion, j’ai vu passer une annonce de stage de chargée de communication au Syndicat National du Jeu Vidéo. J’ai postulé, j’ai été prise et j’ai adoré. C’était marrant de bosser dans un univers que je connaissais bien, et qui m’avait servi jusque là de hobby. Du coup je me suis dit que j’allais rester dans le thème et profiter de la hype « internet » pour faire de la « communication numérique ».

J’ai donc passé mon Master et ensuite fait mon stage de fin d’année chez DotEmu, une petite boîte parisienne spécialisée dans le rétrogaming. Ils n’avaient à cette époque personne qui s’occupait de la communication, tout était donc à faire et j’ai aimé ce défi.  Cela fait 3 ans que je bosse là bas et je suis maintenant passée Communication et Marketing Manager. Le jeu vidéo fait parti de ma vie, que ce soit au bureau, qu’en rentrant le soir à la maison. D’ailleurs c’est marrant parce que maintenant je rencontre de grands messieurs du jeu vidéo, alors qu’à l’époque je m’éclatais sur leurs jeux 🙂

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Selon toi, quelle a été l’évolution majeure en matière de jeu vidéo ?
JI : La manière de jouer au jeux vidéo tout simplement. Avant je me souviens qu’on jouait avec des potes ou en famille, à 3 ou 4 dans le canapé. On riait, on s’insultait pour avoir la manette, on s’échangeait des jeux et des cartes mémoires. Je me souviens qu’une session de jeu vidéo était « méritée » : on l’attendait impatiemment.

Je me souviens de ces trajets en voiture où j’étudiais la notice pour être prête en arrivant; puis il fallait ensuite attendre ce moment où personne n’était devant la tv (parce qu’il n’y en avait qu’une dans la maison), ce moment où tes parents te disaient oui, ce moment où tu soufflais dans la cartouche… quand enfin tu voyais le générique de début se lancer. C’était l’extase. On pouvait jouer à un même jeu pendant des années sans se lasser. Je n’avais que très peu de jeux vraiment à moi sur ma NES ou ma MegaDrive, du coup je les connaissais par coeur mais je ne m’en plaignais pas.

Maintenant, où que l’on soit, on a accès beaucoup plus facilement à toute sorte de jeux vidéo. Et en quantité. Que ce soit sur son téléphone portable, sur sa console portable, ou encore à la maison, c’est facile d’accès et les jeux sortent les uns après les autres, comme des petits pains. Je ne dis pas que c’est moins bien attention, il y a des bons et des mauvais côtés, mais peut-être que l’on savoure moins et c’est bien dommage.

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Une rencontre avec une personnalité emblématique du jeu vidéo t’a t’elle marquée ? Pourquoi ?
Jessica : Comme je le disais toute à l’heure, mon métier actuel me permet de rencontrer pas mal de grosses pointures du jeu vidéo des années 80 à 2000. C’est toujours un immense honneur de travailler avec des personnes qui ont inventés les jeux de son enfance (Eric Chahi, Frederick Raynal, etc.).

Je dirais que peut-être celle qui m’a le plus marqué est Yoshihisa Kishimoto, le créateur de Double Dragon. Parce qu’il était tellement gentil et humble, et qu’il est aussi à l’origine de Renegade !

Portrait de Gamer Wirejess

As-tu 3 twittos à suggérer à nos lecteurs pour être incollable sur l’actu du jeu vidéo ? 
JI :

  • @elchikito, parce qu’il est aussi fan que moi des jeux japonais qui rendent fous et parce qu’il partage des articles cools sur le gaming et l’e-sport
  • @cyriloo parce qu’il poste des articles sympas sur son blog, qui sortent de l’ordinaire.
  • @JVlemag parce qu’ils parlent JV et qu’ils ont un humour pourri qui va bien.

Quel est ton top 3 des jeux du moment ? 
JI : Alors avant tout je dirai Taiko No Tatsujin, le meilleur jeu du monde. Indémodable. Il se joue principalement sur borne d’arcade, et c’est une véritable tuerie pour ceux qui aiment les jeux de rythme.

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Ensuite, je dirai Parappa The Rapper, les chansons sont assez dingues et je pense que ça va cartonner (je vis un peu dans le passé des fois).

=> Voir ici l’article de @WireJess sur son blog : wirejess.com/jeux-video

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Photo WireJess

Enfin, Puzzle and Dragons parce que j’espère que quand cette interview sera postée il y aura enfin eu la collab Dragon Ball 😀

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Quel personnage de jeu vidéo voudrais tu incarner ? 
JI : Hum, je dirai Parappa The Rapper, juste parce qu’il a la classe et qu’on le sous estime un peu trop.

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A quel jeu es tu impatiente de pouvoir jouer ?
JI : Le prochain Zelda sur WiiU ! Il a l’air tellement fou !

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Sur quelles plateformes digitales peut on te retrouver ?
JI : Sur mon blog, Twitter, Facebook et Instagram principalement. Sinon sur le Xbox Live et Nintendo Network « WireJess » ou encore sur le PSN « WireJesss » (on m’a volé mon pseudo, j’ai du rajouter un « s »). Après je suis aussi un peu ailleurs, mais en fufu.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
JI : Nyctalope !

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Merci Jessica pour ton chouette témoignage !

Let’s play,

Princess Zaza

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